Le monoski neige revient en force sur les pistes françaises. Ce qui ressemblait à une relique des années 80 attire aujourd’hui une nouvelle génération de glisseurs, curieux de retrouver des sensations différentes sous les pieds. Une planche unique, les deux pieds côte à côte face à la descente, des fixations de ski alpin classiques : le concept est simple, les sensations sont uniques. Que vous soyez skieur confirmé en quête d’une nouvelle pratique ou néophyte fasciné par cette discipline atypique, ce tour d’horizon complet vous aidera à comprendre, choisir et vous équiper en toute confiance.
Table of Contents
Le monoski neige, c’est quoi exactement ?
Cette planche large et unique permet de placer les deux pieds côte à côte, parallèles à la direction de la descente. Contrairement au snowboard, où le rider se positionne en travers de sa planche, le monoskieur conserve une posture frontale identique à celle du skieur alpin. Il utilise les mêmes chaussures, les mêmes fixations et les mêmes bâtons qu’en ski classique. La différence tient en une seule planche sous les pieds, qui concentre toute la puissance et la précision des virages en un seul point de contact avec la neige.
Cette particularité technique donne à la planche unique un comportement très spécifique. En courbe, toute la surface s’engage, la conduite est directe, le feeling avec la neige est immédiat. En poudreuse, la largeur offre une flottabilité naturelle que peu d’équipements peuvent égaler. C’est précisément cette polyvalence terrain qui explique son retour en grâce, dans un contexte où les pratiquants cherchent à diversifier leur expérience en montagne.
Planche unique vs snowboard : quelles différences concrètes ?
La confusion entre les deux disciplines est fréquente chez les néophytes, mais les différences sont fondamentales. Le tableau ci-dessous résume les points essentiels pour mieux comprendre chaque pratique avant de faire son choix.
| Critère | Monoski neige | Snowboard |
|---|---|---|
| Position des pieds | Face à la descente, côte à côte | De profil (stance angulée) |
| Équipement | Chaussures de ski alpin + bâtons | Chaussures de snowboard souples |
| Conduite | Carving bilatéral, très direct | Appuis alternés talon/orteils |
| Poudreuse | Excellente flottabilité naturelle | Bonne mais position latérale |
| Niveau conseillé | Skieurs intermédiaires à experts | Accessible dès débutant |
| Apprentissage | Rapide pour un bon skieur alpin | Courbe initiale plus longue |
| Communauté FR | Niche passionnée et vivante | Pratique grand public |
Pour un skieur confirmé, la transition est généralement plus rapide que vers le snowboard. Les réflexes d’équilibre face à la pente et la lecture du terrain restent les mêmes. En revanche, la gestion du poids sur une surface unique demande quelques jours d’adaptation, le temps que les appuis se réajustent.
Une passion 100 % française et une histoire passionnante
Si le brevet du premier modèle a été déposé en 1961 par le Français Jacques Marchand, c’est réellement dans les années 70 que la discipline prend son envol grâce au surfeur américain Mike Doyle, qui rêvait de surfer la neige. La France s’empare rapidement du concept : dès 1979, la société Duret, basée en Isère, lance la production de la première planche de série. Rossignol suit avec le modèle Soleil. Dans les années 80, l’engouement est total : Duret vend jusqu’à 60 000 planches par saison, Rossignol en écoule 10 000.
L’arrivée du snowboard à la fin des années 80 provoque un déclin rapide, mais la discipline ne disparaît jamais vraiment. Au début des années 2000, des passionnés fondent l’Association Française de Monoski, qui organise depuis le Mondial du Monoski, le plus grand rassemblement international de monoskieurs. Aujourd’hui, des marques comme Snowgunz, Nidecker et Faction ont relancé la production avec des matériaux modernes, donnant une nouvelle jeunesse à cette glisse si singulière. Si vous prévoyez une session de carving en station, cette planche peut d’ailleurs vous ouvrir une toute autre lecture des pistes.
Les meilleures marques pour choisir son monoski neige
Le marché s’est restructuré autour de quelques acteurs sérieux, qui proposent des planches pensées avec les matériaux et les technologies de la glisse contemporaine. Voici un panorama des principales références disponibles, en neuf comme en occasion.
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Snowgunz : l’expert chamonyard pour la piste et le freeride
Basée à Chamonix, Snowgunz est aujourd’hui la référence française pour l’achat d’une planche neuve. La marque, fondée et animée par des guides et moniteurs de ski, décline une gamme complète : modèles piste (Alpine Rocket), freeride poudreuse (Flake Shot), randonnée et custom. La livraison est assurée en 48 heures pour toute l’Europe, avec les fixations montées sur demande. Le Flake Shot, taillé à 70 % pour le hors-piste, offre une spatule large et un rocker prononcé pour flotter dans la neige fraîche. L’Alpine Rocket, plus rigide, excelle en virage coupé sur piste dure.
La communauté est unanime sur la qualité du service client, qui répond même le week-end, avec des conseils terrain solides et concrets. Comptez entre 400 et 600 € pour un modèle Snowgunz complet avec fixations. En cas de doute sur le bon modèle selon votre pratique, n’hésitez pas à contacter directement l’équipe de Chamonix avant de passer commande.
Nidecker et Faction : la modernité au service de la glisse
La marque suisse Nidecker, bien connue des snowboardeurs, a relancé sa gamme avec le modèle The Mono. Noyau bois composé de peuplier, hêtre, paulownia et épicéa, deux rayons disponibles (14 et 16 m selon la taille), construction solide et performante. Conçu pour les riders intermédiaires à avancés en usage piste, il se positionne entre 450 et 550 €.
Le fabricant Faction Skis, basé à Verbier, est le dernier à s’être lancé dans cette aventure. La marque revendique une approche moderne, des matériaux de qualité identiques à ses skis de freeride et une esthétique soignée. Pour ceux qui aiment rider avec style autant qu’avec efficacité, le monoski Faction mérite le détour. Si vous skiez dans des stations comme Risoul, sachez que certains magasins proposent parfois du matériel atypique à l’essai. Jeter un œil aux options de location à Risoul peut vous permettre de tester avant d’acheter.
Bohème, Aluflex et le haut de gamme artisanal
Pour les amateurs de produits d’exception, deux marques artisanales se distinguent. Bohème, fabricant français, propose des planches en structure sandwich à noyau bois avec des fibres techniques haut de gamme (carbone, lin), entièrement assemblées à la main. Le comportement sur neige est décrit comme exceptionnel, même à haute vitesse. Aluflex est une autre référence niche, très prisée dans la communauté internationale pour ses planches premium. Comptez 700 à 1 200 € pour ces modèles artisanaux, qui séduisent des riders exigeants cherchant une planche unique dans tous les sens du terme.
Duret et Rossignol : le patrimoine des pionniers, uniquement en occasion
Un point essentiel à connaître avant toute recherche d’achat : Duret a cessé son activité commerciale en 2021 et Rossignol a arrêté la production de monoskis en 1995. Ces deux marques légendaires ne sont donc disponibles qu’en occasion. Les modèles Duret World Cup (parabolic 185 cm) ou Rossignol Extreme restent très recherchés. On en trouve sur eBay, sur les forums de l’Association Française de Monoski ou entre passionnés, pour des prix compris entre 50 et 300 € selon l’état. Vérifiez toujours l’état des carres, des semelles et des fixations avant tout achat d’occasion.
Comment bien choisir son monoski selon son niveau et son terrain ?
Choisir sa première planche unique n’est pas anodin. Plusieurs critères entrent en jeu : la taille, le flex, le shape et la pratique envisagée. Voici les éléments clés pour ne pas se tromper lors de l’achat.
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La taille : premier critère pour un bon monoski neige
La longueur dépend principalement de votre taille, de votre poids et de votre niveau. En règle générale, on retient ces repères :
- Débutant à intermédiaire : longueur entre le menton et le sommet de la tête (environ taille totale moins 15 à 20 cm).
- Skieur confirmé : longueur au niveau des yeux, voire au sommet du crâne pour les profils lourds ou puissants.
- Freeride et poudreuse : favorisez une planche plus longue (185 à 200 cm) pour une meilleure flottabilité.
- Piste et carving : une longueur plus courte (165 à 175 cm) favorise la maniabilité et les virages coupés serrés.
Le poids est également un facteur déterminant : une personne de plus de 90 kg sur un modèle de 165 cm risque d’être mal à l’aise. Les fabricants comme Snowgunz précisent des plages de poids pour chaque référence. Fiez-vous à ces recommandations, surtout pour votre première planche.
Flex, shape et variantes : adapter sa planche à son terrain
Deux grands profils de pratique définissent les shapes disponibles. La planche de piste carving présente un cambre classique, un flex relativement rigide et un rayon de virage court à moyen. Elle accroche bien sur la neige dure et convient aux stations bien damées. La planche freeride intègre un rocker prononcé à la spatule, une largeur sous le pied plus importante et parfois un twin-tip pour jouer dans les deux sens. C’est le profil idéal pour la poudreuse et le hors-piste.
Il existe une variante particulière qui mérite l’attention : le monoski split. Cette planche se sépare en deux parties pour la montée avec des peaux de phoque (comme en ski de randonnée alpine), puis se réassemble pour la descente. Snowgunz propose son modèle ProSplit pour les amateurs de rando qui souhaitent conserver les sensations de la planche unique à la descente. Une niche dans la niche, mais une pratique en plein développement dans les massifs alpins. Si la montagne vous attire au-delà des pistes balisées, vous aimerez peut-être aussi explorer les itinéraires de randonnée dans les Pyrénées pour saisir toute l’étendue des possibilités que la montagne offre.
Neuf ou d’occasion : acheter son équipement au bon prix
Le marché de la planche alpine unique offre deux options bien distinctes, chacune avec ses avantages et ses précautions selon votre budget et votre engagement dans la pratique.
Acheter neuf : les bonnes adresses en France
Pour un achat neuf, les circuits principaux disponibles en France sont les suivants :
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- Snowgunz (snowgunz.com) : référence française, livraison Europe en 48h, fixations montées.
- Glisshop : distributeur multimarque (Snowgunz, Nidecker), bon service client.
- Au Vieux Campeur : quelques modèles disponibles en magasin et en ligne.
- Faction Skis et Nidecker : achat direct sur leurs sites respectifs.
- Bohème : commande sur mesure pour les profils les plus exigeants.
Budget à prévoir pour un équipement complet neuf (planche et fixations) : entre 350 et 700 € pour la gamme intermédiaire, et 700 à 1 200 € pour les modèles artisanaux haut de gamme. Dans les Alpes du Sud, certaines boutiques spécialisées comme Snowrental peuvent également vous orienter sur l’équipement le mieux adapté à votre profil de glisseur.
Le marché de l’occasion : bons plans et vigilance
L’occasion est une option crédible, notamment pour débuter sans trop investir. On trouve des planches en bon état entre 50 et 300 € sur eBay, sur le forum de l’Association Française de Monoski ou lors des rassemblements communautaires. Quelques précautions s’imposent avant tout achat :
- Vérifier l’état des carres (pas de rouille ni d’ébréchures importantes).
- Contrôler la semelle (pas de griffes profondes, pas de délaminage visible).
- Tester les fixations : elles doivent s’enclencher et se déclencher normalement.
- Éviter les modèles Duret récents (post-2015) qui présentent parfois des fragilités au niveau des points de fixation.
- Préférer des planches avec fixations compatibles avec vos chaussures de ski actuelles.
Le monoski assis : une pratique ouverte à tous
Moins connu du grand public, le monoski assis est une version adaptée pour les personnes à mobilité réduite. Le principe : un siège ergonomique est fixé sur la planche, permettant à des skieurs paraplégiques ou présentant des limitations motrices inférieures de pratiquer la glisse à part entière. Des compétitions, des moniteurs spécialisés ESF et des associations dédiées encadrent cette discipline dans de nombreuses stations françaises.
Pour en savoir plus sur les ressources disponibles, l’Association Française de Monoski propose des informations pour orienter les pratiquants et leurs proches. C’est d’ailleurs l’une de ses missions depuis plus de vingt ans : promouvoir toutes les formes de cette glisse singulière, du freeride à l’accessibilité. Pour compléter votre séjour en station, les restaurants d’altitude à Superbagnères offrent une belle étape après une session sur les pistes.
Monoski nautique : même mot, pratiques sans rapport
Une clarification s’impose régulièrement dans les recherches en ligne. Le monoski nautique est une planche tracée par un bateau sur l’eau, avec des fixations spécifiques pour les deux pieds. Les marques O’Brien, Jobe ou HO Sports dominent ce marché. Cette discipline n’a rien de commun avec la pratique hivernale sur neige, si ce n’est le principe d’une planche unique sous les deux pieds. Si vous tombez sur des résultats nautiques en cherchant votre futur équipement de glisse hivernale, sachez que vous n’êtes pas dans le bon univers.
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La confusion est fréquente dans les recherches Google, et certains sites généralistes mélangent les deux disciplines. Restez sur des sources spécialisées neige pour trouver le bon matériel et les conseils adaptés à la pratique en montagne.
Où pratiquer cette discipline en France ?
La bonne nouvelle : la discipline se pratique sur n’importe quelle piste alpine balisée, comme le ski classique. Aucune autorisation particulière n’est nécessaire. Certaines stations sont néanmoins plus accueillantes que d’autres, notamment parce qu’elles disposent de moniteurs formés ou d’un historique fort avec la communauté.
Les Alpes restent le terrain de jeu privilégié, avec Val d’Isère (qui accueille le Mondial du Monoski chaque année en avril), Chamonix (berceau de Snowgunz) ou encore le Corbier dans les Sybelles. Les Pyrénées offrent également de beaux terrains pour cette pratique. Si vous n’êtes pas encore familier avec les domaines pyrénéens, un détour par Bagnères-de-Luchon et ses pistes peut vous donner une bonne idée du terrain qui vous attend.
Se lancer : les conseils pratiques avant de dégainer la planche
Quelques recommandations concrètes pour aborder cette discipline dans les meilleures conditions, que vous débutiez ou que vous reveniez après une longue pause :
- Avoir un niveau ski intermédiaire minimum (virages parallèles maîtrisés) avant de passer à la planche unique.
- Commencer sur une piste bleue large, bien damée, avec peu de monde.
- Accepter deux à trois jours d’adaptation : les premiers runs semblent inconfortables, puis les sensations arrivent rapidement.
- S’équiper de genouillères lors des premières sessions, les chutes sur les deux genoux étant fréquentes lors des premiers virages.
- Profiter des rassemblements communautaires pour tester différents modèles avant d’acheter.
- Rejoindre le forum de l’Association Française de Monoski pour obtenir des avis actualisés sur le matériel.
La progression est généralement rapide pour un skieur technique. En trois à cinq jours de pratique, la plupart des skieurs confirmés retrouvent leur niveau et découvrent une glisse bien plus expressive qu’attendu.
Ce qu’il faut retenir pour bien démarrer sur une planche alpine unique
Le monoski neige est une pratique à la fois historique et résolument actuelle. Des marques comme Snowgunz, Nidecker ou Faction proposent des planches modernes, performantes et adaptées à tous les terrains. Le marché de l’occasion permet d’accéder à des modèles de collection (Duret, Rossignol) à prix accessible, à condition de bien vérifier l’état avant l’achat. Que vous soyez attiré par le carving précis sur piste dure, la flottabilité en poudreuse, l’aventure du split en randonnée ou simplement l’envie de redécouvrir la montagne autrement, cette planche a une réponse pour chaque profil.
Si cet article vous a donné envie d’explorer d’autres pratiques et destinations de glisse dans les Alpes, retrouvez également nos conseils sur les stations de ski dans les Alpes du Sud, un terrain idéal pour varier les plaisirs en montagne.
FAQ
Qu’est-ce qu’un monoski neige exactement ?
Une planche de ski large et unique sur laquelle les deux pieds sont placés côte à côte, face à la direction de la descente. Il se distingue du snowboard par la position frontale du rider et par l’utilisation de chaussures et fixations de ski alpin classiques. Les bâtons sont également conservés, comme en ski alpin. La planche unique concentre toute la dynamique de virage, ce qui donne des sensations de conduite très directes et très engagées sur tous les types de neige, de la piste damée à la poudreuse hors-piste.
Faut-il savoir skier pour se lancer sur une planche unique ?
Oui, un niveau intermédiaire en ski alpin est conseillé avant de se lancer. Les réflexes d’équilibre, la lecture du terrain et la maîtrise des virages parallèles sont un vrai atout pour progresser rapidement. Un débutant complet en ski aura beaucoup de difficultés sur une planche unique, car la gestion du poids sur une surface aussi étroite est exigeante. Des modèles « easy start » existent pour faciliter l’apprentissage, mais ils ne remplacent pas une base solide en ski alpin.
Quelle taille choisir selon sa taille et son poids ?
La longueur idéale se situe généralement entre le menton et le sommet du crâne pour un rider intermédiaire. Pour la poudreuse et le freeride, on prend une planche plus longue. Pour la piste et les virages serrés, une longueur plus courte est plus maniable. Le poids joue aussi un rôle : une personne lourde (plus de 85 kg) devra opter pour un flex plus rigide et parfois une longueur supérieure pour éviter que la planche fléchisse trop en virage. Consultez toujours les tableaux de taille du fabricant avant de commander.
Quelle est la différence entre la planche alpine unique et le snowboard ?
La différence principale tient à la position du corps et à l’équipement. Sur une planche de monoski, les deux pieds font face à la pente et le rider utilise des chaussures de ski rigides et des bâtons. Sur un snowboard, le rider est de profil et utilise des chaussures souples sans bâtons. La technique de virage est aussi différente : le monoski fonctionne sur un principe de carre similaire au ski alpin, tandis que le snowboard alterne entre la carre orteils et la carre talons. Pour un skieur confirmé, la prise en main est généralement plus rapide que pour un snowboard.
Où acheter un monoski neige en France ?
Les principales options pour un achat neuf sont : Snowgunz (basé à Chamonix, livraison 48h), Glisshop (distributeur multimarque), Au Vieux Campeur, et les sites des marques Faction et Nidecker. Pour l’occasion, eBay, le forum de l’Association Française de Monoski et les rassemblements communautaires sont de bonnes sources. Les prix varient de 50 à 300 € en occasion et de 350 à 700 € neuf pour un modèle intermédiaire complet avec fixations.
Le monoski fonctionne-t-il bien en poudreuse ?
Oui, et c’est même l’un de ses points forts historiques. La largeur de la planche unique offre une flottabilité naturelle en neige fraîche remarquable. Les modèles freeride comme le Snowgunz Flake Shot (spatule large, rocker prononcé) sont spécifiquement conçus pour les conditions de poudreuse. Avant même l’apparition des skis larges modernes dans les années 2000, cette planche était la référence pour surfer la neige fraîche hors-piste. Cette dimension fait encore partie de son identité aujourd’hui, et c’est souvent ce qui attire les freeriders vers cette discipline.
Qu’est-ce qu’un monoski split ?
Une planche qui peut être divisée en deux parties pour permettre la montée en peaux de phoque, comme en ski de randonnée. Une fois en haut, les deux parties se réassemblent pour offrir les sensations de la planche unique à la descente. Ce type de matériel s’adresse aux riders qui souhaitent pratiquer la randonnée alpine tout en conservant la spécificité de la planche unique. Snowgunz propose son modèle ProSplit, l’un des rares monoskis split disponibles sur le marché.
Le monoski assis, c’est quoi ?
C’est une version handisport de la planche alpine unique. Un siège ergonomique adapté est fixé sur la planche, permettant à des personnes à mobilité réduite (paraplégiques ou présentant des limitations motrices des membres inférieurs) de pratiquer le ski à part entière. Des moniteurs spécialisés ESF et des associations dédiées encadrent cette pratique dans de nombreuses stations françaises et alpines. Cette discipline fait partie des sports d’hiver adaptés les plus représentés dans les compétitions de ski handisport.
Duret fabrique-t-il encore des planches ?
Non. La marque Duret, fondée en Isère et longtemps référence incontournable en France avec jusqu’à 60 000 planches vendues par saison dans les années 80, a cessé son activité commerciale en 2021. Il n’est donc plus possible d’acheter un Duret neuf. On trouve encore des modèles d’occasion (Duret World Cup, Duret Free, Duret Best Off) sur eBay ou via des passionnés. Ces planches restent appréciées pour leur solidité et leur comportement en neige, notamment les versions parabolic de la fin des années 90.
Le monoski nautique est-il la même chose ?
Non, ce sont deux disciplines totalement différentes qui partagent simplement le même mot. Le monoski nautique est une planche tracée par un bateau sur l’eau, avec des fixations souples pour les deux pieds, sans aucun rapport avec les pistes de ski. Les marques leaders en nautique (O’Brien, Jobe, HO Sports) ne fabriquent pas de planches pour la neige. Si vous cherchez un équipement pour la montagne, assurez-vous que les résultats de votre recherche concernent bien la pratique hivernale et non le ski sur eau.



