Col de l’Izoard à vélo : montée, profil et conseils

Cycliste gravissant le col de l'Izoard à vélo sur fond de paysage alpin des Hautes-Alpes.

Perché à 2 361 mètres d’altitude dans les Hautes-Alpes, le col de l’Izoard à vélo est une des ascensions les plus mythiques des Alpes françaises. Entre Briançonnais et Queyras, ce géant de la route D902 attire chaque été des milliers de cyclistes venus relever le défi qu’ont relevé avant eux Fausto Coppi, Louison Bobet ou encore Eddy Merckx. Deux versants aux profils très différents, un paysage lunaire unique en France, une histoire liée pour toujours au Tour de France : l’Izoard est bien plus qu’une simple montée. C’est une expérience, une borne dans le palmarès de tout amateur de la petite reine. Avant de prendre la route, voici tout ce qu’il faut savoir pour préparer votre ascension.

Le col de l’Izoard à vélo : présentation et chiffres clés

Le col de l’Izoard est situé dans les Hautes-Alpes (département 05), sur la commune d’Arvieux, entre les vallées du Guil au sud et de la Cerveyrette au nord. Il relie Briançon à Château-Ville-Vieille dans le Queyras, via la route départementale D902. À 2 361 mètres d’altitude, il appartient à la catégorie hors catégorie du Tour de France, au même titre que le Galibier ou le Ventoux.

La montée peut s’effectuer depuis deux versants aux caractères bien distincts. Le versant nord, au départ de Briançon, est plus progressif et boisé, avec une belle forêt de mélèzes dans la deuxième partie. Le versant sud, depuis Guillestre ou depuis la bifurcation de la D947 au niveau de Château-Queyras, est celui qui a forgé la réputation légendaire de l’Izoard. C’est lui qui traverse la fameuse Casse Déserte, ce paysage rocailleux ocre et quasi désertique qui ne ressemble à rien d’autre dans les Alpes.

CaractéristiqueVersant nord (depuis Briançon)Versant sud (depuis bifurcation D947)
Altitude de départ1 209 m (Briançon)1 266 m (bifurcation D947)
Distance19,2 km15,9 km
Dénivelé positif1 170 m1 095 m
Pente moyenne6,5 %6,9 %
Pente maximale8 % (sur les 10 derniers km)11 % (mur de Brunissard)
DifficultéIntermédiaire à confirméConfirmé à expert
Point d’intérêt majeurRefuge Napoléon (2 290 m)Casse Déserte, stèle Coppi-Bobet
Passages emblématiquesGorges de la Cerveyrette, CervièresArvieux, Brunissard, Gorges du Guil

Versant nord : l’ascension depuis Briançon

Le départ depuis Briançon se fait depuis le rond-point en sortie de la vieille ville, à environ 1 209 mètres d’altitude. Les premiers kilomètres longent la Cerveyrette dans une montée régulière autour de 5 à 6 %, sans violence particulière. On traverse les gorges éponymes avant d’atteindre le village de Cervières vers le neuvième ou dixième kilomètre. Si vous planifiez un séjour dans la région et que vous passez par Guillestre, sachez qu’on y trouve de bons restaurants à Guillestre pour faire le plein d’énergie avant de rejoindre le pied du col.

À partir de Cervières, le ton change nettement. Les dix derniers kilomètres s’élèvent à environ 8 % de pente moyenne, avec très peu de répit. La route grimpe dans une belle forêt de mélèzes et de pins, offrant de l’ombre en été. Peu avant le sommet, on passe devant le Refuge Napoléon, à 2 290 mètres d’altitude, étape incontournable pour souffler et se ravitailler. La sortie de forêt laisse alors place à un décor minéral caractéristique avant d’atteindre les 2 361 mètres. C’est le versant moins spectaculaire visuellement, mais techniquement très honnête et agréable à pratiquer.

Paysage lunaire de la Casse Déserte au col de l'Izoard, pitons rocheux ocre sous ciel bleu.

Conseils pratiques pour grimper depuis Briançon

  • Partir tôt le matin pour éviter la chaleur et la circulation automobile, surtout en juillet et août
  • Gérer son effort dès la sortie de Briançon : ne pas partir trop fort sur les 9 premiers kilomètres
  • Prévoir une veste légère dans la sacoche, les descentes depuis 2 361 m peuvent être fraîches même en plein été
  • Emmener au moins deux bidons : il n’y a pas de fontaine entre Cervières et le Refuge Napoléon
  • Un braquet de type 34×28 est recommandé pour les cyclistes non entraînés sur les 10 derniers kilomètres

Versant sud : la montée mythique via la Casse Déserte

C’est le versant qui a construit la réputation de l’Izoard. Depuis Guillestre, on compte environ 31,5 km jusqu’au sommet, mais les 16 premiers kilomètres dans les Gorges du Guil sont relativement roulants, avec des pourcentages modestes entre 1,5 et 3,5 %. Attention tout de même aux tunnels dans les gorges, qui nécessitent un éclairage avant et arrière. La vraie montée commence à la bifurcation avec la D947, près de Château-Queyras. La région des Alpes du Sud offre d’ailleurs d’autres cols magnifiques, et nos informations sur les stations de ski des Alpes du Sud donnent un bon aperçu des massifs voisins à explorer.

Passé Arvieux, la route se redresse. On traverse la Chalp puis le village de Brunissard où se situe le fameux « mur » : une portion droite et rectiligne pouvant flirter avec les 10 à 11 % de pente. Difficile à gérer psychologiquement car la déclivité, bien qu’intense, paraît presque plane depuis le bas. La forêt qui suit apporte un peu de répit avant de déboucher sur la Casse Déserte.

La Casse Déserte : un paysage hors du commun

Difficile de décrire la Casse Déserte sans avoir l’impression d’en faire trop. Pourtant, ce paysage est objectivement saisissant. À environ 2 kilomètres du sommet côté sud, la forêt disparaît brusquement pour laisser place à un éboulis de pierres ocre et grisâtres, parsemé de pitons rocheux élancés appelés cargneules. Ces formations géologiques résultent de l’érosion de dolomies carbonâtées qui affleurent à cet endroit, un phénomène rare dans les Alpes. Le site est classé monument naturel depuis 1937.

Stèle commémorative de Coppi et Bobet dans la Casse Déserte du col de l'Izoard, Hautes-Alpes.

C’est dans ce cadre quasi lunaire que se dresse la stèle Coppi-Bobet, hommage aux deux champions qui ont marqué l’Izoard comme personne. Fausto Coppi y a régné de 1949 à 1952, Louison Bobet lui a répondu en 1950, 1953 et 1954. Pour les cyclistes, s’arrêter devant cette stèle est presque un rite de passage. Chaque été, le Département des Hautes-Alpes organise plusieurs dates d’opération Cols Réservés sur l’Izoard, permettant de grimper le col certains matins sans aucun véhicule motorisé sur la route.

Col de l’Izoard ouverture et fermeture : quand prévoir son ascension ?

La route D902 est fermée à la circulation automobile chaque hiver entre les hameaux de Brunissard (côté Arvieux) et du Laus (côté Cervières), généralement dès les premières chutes de neige significatives en octobre ou novembre. La réouverture intervient entre mai et juin selon les conditions d’enneigement de l’année. Il est donc fortement recommandé de vérifier l’état de la route avant de partir, notamment via le site du Conseil Départemental des Hautes-Alpes ou le service d’information routière inforoute05.fr.

Pour l’ascension à vélo, la fenêtre optimale se situe entre mi-juin et mi-septembre. En juin, on peut encore croiser des plaques de neige près du sommet et les températures restent fraîches. En juillet et août, la météo est plus stable mais le trafic routier est à son maximum. Septembre offre souvent les meilleures conditions : moins de monde, températures douces, et les mélèzes commencent à se teinter d’or côté versant nord.

Météo au col de l’Izoard : ce qu’il faut anticiper

En haute montagne alpine, les conditions peuvent changer très rapidement. Même par beau temps en vallée, des orages peuvent se former en début d’après-midi au-dessus de 2 000 mètres. La règle d’or est de partir le matin, idéalement entre 7h et 8h, pour redescendre avant 13h-14h lorsque la convection thermique est à son maximum. Des webcams sont disponibles sur hautesvallees.com et meteoblue.com pour observer les conditions en temps réel avant de prendre la route.

Refuge Napoléon à 2290 mètres d'altitude sur le versant nord du col de l'Izoard en été.

  • Consulter la météo montagne la veille et le matin même, via les bulletins haute montagne de Météo France
  • Ne pas s’engager si des orages sont annoncés en fin de matinée
  • Prévoir des vêtements imperméables même par soleil : une averse peut surgir en quelques minutes
  • La température au sommet est en moyenne 10 à 15 degrés inférieure à celle en vallée

L’Izoard et le Tour de France : un siècle de légende cycliste

Le col de l’Izoard apparaît pour la première fois dans le Tour de France en 1922. C’est le Belge Philippe Thys, triple vainqueur de la Grande Boucle, qui passe en tête au sommet cette année-là. Depuis, le col a été franchi plus de 36 fois par la course, devenant progressivement un symbole du cyclisme d’altitude. La route qui y mène a d’abord été construite pour des raisons militaires : entre 1893 et 1897, les chasseurs alpins sous les ordres du général Baron Berge ont rendu la D902 carrossable pour faciliter les mouvements de troupes vers la frontière franco-italienne. Une stèle inaugurée en 1934 au sommet commémore ce chantier exceptionnel.

Si vous appréciez les grandes montées et souhaitez explorer d’autres cols emblématiques des massifs français, notre article sur le col du Portillon dans les Pyrénées propose une alternative pour ceux qui explorent le massif pyrénéen. Des champions comme Gino Bartali, Federico Bahamontes, Eddy Merckx ou Bernard Thévenet ont tous laissé leur empreinte sur les pentes de l’Izoard. En 2017, le col a même accueilli une arrivée d’étape du Tour, consacrant définitivement son statut de sommet de légende.

L’opération Cols Réservés : grimper l’Izoard à vélo sans voitures

Chaque été, le Département des Hautes-Alpes organise l’opération « Cols Réservés ». Sur plusieurs dates entre juillet et septembre, la route est fermée aux véhicules motorisés et réservée exclusivement aux cyclistes de 9h à 12h. L’accès est gratuit, sans inscription, sans classement. Un ravitaillement avec des produits locaux est proposé au pied et au sommet. C’est l’occasion de grimper dans des conditions proches de celles d’une étape du Tour. En juillet, l’événement s’inscrit dans une « Tournée des Grands Cols » d’une semaine entière, avec le Galibier, le Granon, l’Échelle, l’Izoard et l’Agnel.

Vue panoramique depuis le sommet du col de l'Izoard sur le massif des Écrins et le Queyras.

Accéder au col de l’Izoard en voiture ou à moto

Le col de l’Izoard est accessible en voiture, à moto et en camping-car dès l’ouverture printanière, généralement vers la fin mai. Depuis le nord, on suit la D902 depuis Briançon en direction de Cervières puis du Laus. Depuis le sud, on remonte la D902 depuis Guillestre à travers les Gorges du Guil, tunnels inclus, avant de bifurquer sur la D947 vers Château-Queyras. Le trajet en voiture depuis Briançon prend environ 50 minutes. Un parking est disponible au sommet. Les motards sont nombreux sur cette route : l’Izoard fait partie des cols les plus appréciés sur la Route des Grandes Alpes, cet itinéraire mythique qui relie Thonon-les-Bains à Nice.

Pour ceux qui planifient un séjour dans la région, plusieurs hébergements sont disponibles à proximité des deux versants. Vars et Risoul, deux stations voisines accessibles depuis Guillestre, constituent des bases pratiques. Si vous cherchez un hébergement côté Vars, notre article sur les hôtels à Vars vous donnera toutes les informations utiles pour planifier votre séjour dans ce secteur des Hautes-Alpes.

Préparer son ascension : équipement et niveau requis

Le col de l’Izoard à vélo n’est pas une sortie pour débutants, mais il reste accessible à tout cycliste ayant une pratique régulière et quelques sorties en montagne dans les jambes. Le versant nord depuis Briançon conviendra aux grimpeurs intermédiaires qui progressent. Le versant sud, avec le mur de Brunissard, demande un profil plus confirmé, surtout si l’on part depuis Guillestre sur la totalité des 31,5 km.

Voici les points de préparation à ne pas négliger pour vivre cette ascension dans les meilleures conditions :

  • Développement vélo : un plateau de 34 dents associé à un pignon de 28 à 32 dents est recommandé pour les passages à 10 %
  • Ravitaillement : fontaine à Arvieux côté sud, Refuge Napoléon pour les deux versants. Prévoir des barres énergétiques en autonomie
  • Éclairage : indispensable pour les tunnels des Gorges du Guil côté Guillestre
  • Gilet coupe-vent : à glisser dans la poche du maillot pour la descente, même en juillet
  • Protection solaire : l’ensoleillement à cette altitude est intense, surtout sur les portions dégagées de la Casse Déserte
  • Téléphone chargé : la couverture réseau est partielle mais présente à Brunissard et près du sommet

Le col de l’Izoard à vélo se mérite, et c’est ce qui en fait toute la saveur. Que vous choisissiez le versant nord ou le versant sud, l’arrivée au sommet à 2 361 mètres, avec la vue sur le massif des Écrins, le Queyras et parfois le Mont Blanc par temps clair, est une récompense à la hauteur de l’effort. C’est ce mélange unique de défi physique, de patrimoine cycliste et de beauté sauvage qui explique que des milliers de cyclistes reviennent ici, saison après saison.

Ce qu’il faut retenir avant de prendre la route

Le col de l’Izoard à vélo est une aventure complète : deux versants aux caractères opposés, une Casse Déserte unique au monde, une histoire liée pour toujours aux plus grands noms du cyclisme, et une période d’ouverture estivale qui s’étend de juin à octobre. Que vous soyez un cyclosportif aguerri cherchant à boucler la traversée intégrale nord-sud, ou un touriste sportif qui veut simplement poser le pied sur ce sommet légendaire, l’Izoard saura vous marquer. Pensez à vérifier les conditions d’ouverture avant de partir, prenez la route tôt le matin, et profitez autant du trajet que de l’arrivée. Pour d’autres idées de sorties dans les massifs alpins, nos articles sur la vallée de la Maurienne en Savoie et les cols voisins sont là pour alimenter vos prochains projets.

FAQ

À quelle altitude se trouve le col de l’Izoard ?

Le col de l’Izoard culmine à 2 361 mètres d’altitude, dans le département des Hautes-Alpes (05), sur la commune d’Arvieux. Il est situé entre le Briançonnais au nord et le Queyras au sud, traversé par la route départementale D902. À cette altitude, la vue depuis le sommet par temps clair englobe le massif des Écrins, le Pelvoux, les sommets du Queyras, et parfois les Alpes suisses et le Mont Blanc.

Quand le col de l’Izoard est-il ouvert à la circulation ?

La route D902 est fermée chaque hiver entre les hameaux de Brunissard et du Laus dès les premières neiges, généralement à partir d’octobre ou novembre. La réouverture a lieu entre fin mai et mi-juin selon l’enneigement annuel. Il est conseillé de vérifier les conditions en temps réel sur inforoute05.fr ou sur le site du Département des Hautes-Alpes. En dehors de cette fermeture hivernale, le col est accessible aux véhicules, vélos, motos et camping-cars.

Quel est le versant le plus difficile pour grimper le col de l’Izoard à vélo ?

Le versant sud, depuis Guillestre ou depuis la bifurcation avec la D947, est considéré comme le plus difficile et le plus mythique. Il inclut notamment le mur de Brunissard, une portion rectiligne à environ 10–11 % de pente qui précède la Casse Déserte. Le versant nord depuis Briançon est plus progressif, avec une pente régulière autour de 8 % sur les dix derniers kilomètres, mais reste une montée exigeante pour tout cycliste sans préparation spécifique.

Qu’est-ce que la Casse Déserte et où se trouve-t-elle ?

La Casse Déserte est un site géologique unique classé monument naturel depuis 1937. Situé sur le versant sud du col de l’Izoard, à environ 2 kilomètres du sommet, ce paysage lunaire est constitué d’éboulis et de pitons rocheux de couleur ocre appelés cargneules. Ces formations résultent de l’érosion de roches dolomitiques carbonâtées. Rendu célèbre par le Tour de France et ses champions des années 1940–1950, la Casse Déserte abrite la stèle en hommage à Fausto Coppi et Louison Bobet.

Y a-t-il un refuge ou une restauration au sommet de l’Izoard ?

Le Refuge Napoléon, situé à 2 290 mètres d’altitude sur le versant nord, à moins d’un kilomètre du sommet, propose de la restauration et un hébergement en période estivale. Ce bâtiment historique a été construit grâce à un legs de Napoléon Ier aux habitants des Hautes-Alpes, en remerciement de l’accueil reçu lors de son retour de l’île d’Elbe. C’est une étape appréciée des cyclistes et des randonneurs pour se ravitailler avant le final ou se réchauffer lors de la descente.

Peut-on monter le col de l’Izoard sans voitures sur la route ?

Oui, grâce à l’opération « Cols Réservés » organisée chaque été par le Département des Hautes-Alpes. Sur plusieurs dates entre juillet et septembre, la route du col de l’Izoard est fermée à la circulation motorisée et réservée aux cyclistes de 9h à 12h. L’accès est gratuit, sans inscription ni classement. Un ravitaillement avec des produits locaux est proposé au pied et au sommet. En juillet, cet événement fait partie d’une « Tournée des Grands Cols » d’une semaine réunissant le Galibier, le Granon, l’Échelle, l’Izoard et l’Agnel.

Comment accéder au col de l’Izoard depuis Briançon en voiture ?

Depuis Briançon, il suffit de prendre la D902 en direction de Cervières et du col de l’Izoard. La route monte progressivement jusqu’à Cervières, puis plus franchement jusqu’au sommet. Le trajet prend environ 50 minutes en voiture depuis le centre de Briançon. Un parking est disponible au sommet. Depuis le sud, on remonte la D902 depuis Guillestre à travers les Gorges du Guil, puis la D947 jusqu’à Château-Queyras avant de bifurquer vers le col.

Y a-t-il une webcam en direct sur le col de l’Izoard ?

Plusieurs sources proposent des images en quasi-temps réel depuis le secteur du col de l’Izoard et ses abords. Le site hautesvallees.com dispose de webcams dans la zone de l’Izoard et de Cervières, utiles pour évaluer les conditions météo et l’enneigement résiduel en début de saison. Le site meteoblue.com recense également des webcams autour du col. Ces outils sont particulièrement précieux en mai et juin pour vérifier si la route est dégagée avant de planifier son ascension.

Articles recommandés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *